• Le 10 octobre 2019
  • A l'IUT de La Roche sur Yon, amphi B, bâtiment G
    A 18 h 15
    Gratuit pour les étudiants dont les adhérents UP
    5 € tout public
    Aucune réservation, billetterie sur place

800 millions de personnes souffrent toujours de la faim dans le monde. Qui sont-elles, où habitent-elles et comment résoudre les problèmes de disponibilité alimentaire alors que la population mondiale augmente ? Pour Bruno Parmentier, spécialiste des affaires agricoles, la faim n’est pas un problème technique, ni même économique, stricto sensu. La faim est avant tout un problème politique.
La population mondiale s’accroît chaque année de 75 millions d’êtres humains, alors que la Terre n’arrive plus à produire d’excédents de céréales pour la nourrir. Toutes les dix secondes, un enfant continue à en mourir. Cette situation se paye au prix fort : insécurité, guerres, piraterie, terrorisme, émigration sauvage, épidémies. La faim tue bien plus que les guerres…
Pourquoi, alors qu'on a réussi en un siècle à nourrir 5 milliards de personnes supplémentaires, ne peut-on l'éradiquer ? Aujourd'hui, la faim n'est plus seulement fille de l'ignorance ou des incidents climatiques, mais principalement de la cupidité, de l'incurie et de l'indifférence. C'est ce que montre Bruno Parmentier : il s'agit d'un phénomène politique, et son élimination relève donc de l'action politique. Certains pays remportent ainsi des victoires, tels la Chine, le Viêtnam ou le Brésil – avec son programme « Faim zéro » –, alors que d'autres stagnent, comme l'Inde, ou reculent, comme la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. Malgré le réchauffement de la planète et l'augmentation de la population, malgré l'accaparement des terres ou la production d'agrocarburants au détriment des aliments, les solutions existent pour que tous mangent à leur faim, dès lors que les États se décident à agir : « renutrition » d'enfants en danger de mort ; encouragement des techniques de production agricole agroécologiques, y compris dans la petite agriculture familiale ; soutien ciblé au revenu des mères de famille fragilisées ; promotion de nouvelles alliances financières public-privé, etc. On peut y arriver, selon Bruno Parmentier, si les citoyens, leurs organisations et leurs gouvernements reconnaissent la faim comme le principal problème que doit affronter l'humanité.

Bruno Parmentier est ingénieur , économiste, auteur, conférencier et consultant. Sorti diplômé de l’école des Mines de Paris, Bruno Parmentier se spécialise très rapidement dans l’économie du développement. Il travaille ainsi quatre ans au Mexique dans le cadre de projets liés au développement agraire et urbain. De retour en France, ils travaillent principalement pour le secteur de la presse et de l’édition en dirigeant et redressant financièrement successivement les Editions du Cerf puis celles de la Découverte.En 2002, il devient directeur général de l’école supérieure d’agriculture d’Angers. C’est à cette occasion qu’il se spécialise dans les questions liées à l’agriculture, à l’alimentation et au développement durable.
Spécialiste des questions liées à la nutrition, à l’alimentation et au développement durable, les conférences de Bruno Parmentier ont le mérite de soulever de nombreuses questions et de tenter d’apporter des réponses innovantes et respectueuses de l’environnement. Il intervient aussi beaucoup dans le cadre d’émissions de radio et de télévision où son expertise est recherchée et appréciée.

Il est l’auteur de la trilogie :

  • sur l'agriculture : Nourrir l’humanité, les grands problèmes de l’agriculture mondiale (Editions La Découverte 2007, édition de poche en 2009),
  • sur l'alimentation : Manger tous et bien (Editions du Seuil 2011)
  • sur la faim : Faim zéro, en finir avec la faim dans le monde (Editions La Découverte 2014).